Pas de diminution du prix de vente attendu dans le neuf

Selon les chiffres publiés par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), plus de 35.050 logements ont été réservés sur les trois premiers mois de l’année. C’est une nouvelle hausse de 13,8% par rapport au premier trimestre 2016 qui vient confirmer la tendance initiée depuis le dernier trimestre de l’année 2014 : depuis lors, le marché a connu 10 trimestres consécutifs de hausse.

Les acheteurs sont là et souhaitent acheter 

Les acquéreurs bénéficient toujours de conditions particulièrement favorables avec des taux de crédit qui demeurent très bas. Ils n’hésitent plus à concrétiser leur projet et veulent le faire rapidement.
Toutefois, cette croissance des réservations ralentit par rapport à son rythme des 12 derniers mois – à fin mars, la hausse est de 20,9% – et en outre «le rythme des mises en vente décélère». Ainsi 28.541 logements ont-ils été mis sur le marché sur les trois premiers mois de 2017, soit une hausse de 6,4% sur un an, ce qui fait néanmoins légèrement baisser (-1,3%) l’offre commerciale à fin mars.

Mais l’offre en logement neuf se réduit

Par contre, et ce n’est paradoxalement pas une bonne nouvelle, le délai d’écoulement de ces logements neufs tend à se réduire à 9 mois, voire moins à La Rochelle, Bordeaux ou Saint-Malo où il est de 7 mois, ce qui inquiète la FPI, pour qui «un délai de 12 mois doit être la norme d’un marché équilibré et sain.

Logiquement, cette tension se traduit par «une accélération des prix», «homogène sur le territoire avec une hausse du prix moyen de 5,1% à 4177 euros le m², au premier trimestre sur un an.

La légère remontée des taux d’intérêt et des prix a incité réellement les ménages indécis à passer à l’action. Les prix sont par ailleurs en grande partie tirés par l’Ile-de-France (+3,1% sur un an), et particulièrement Paris (+4,4%). Dans les autres régions que l’Ile-de-France, les prix progressent plus modérément, de 1,3% sur un an.

La profession espère que le nouveau gouvernement veillera à desserrer les contraintes qui pèsent sur l’offre de logements comme la rareté du foncier, la complexité réglementaire et l’usage abusif des recours, pour permettre au marché de répondre aux besoins.

« L’orientation vers une politique de l’offre qui ressort du programme électoral d’Emmanuel Macron (simplifications réglementaires, stabilité fiscale, définition de zones prioritaires, etc…) doit donc rapidement se concrétiser si le nouveau président de la République souhaite générer et entretenir cette croissance aujourd’hui potentielle », indique la FPI.
 

22 Mai 2017

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