Les cadres regardent vers les villes moyennes pour vivre au vert

Il y a de la vie au-delà du périphérique. Et même par-delà la grande couronne parisienne ! C’est un peu cela que dit l’enquête Cadremploi pour Le Figaro sur les villes où vivre au vert en province. A l’heure où les cadres se montrent ouverts à la question grâce notamment à la démocratisation du télétravail, les villes moyennes tiennent peut-être leur revanche sur les grandes agglomérations…

Le télétravail change les priorités

Lorsque plus de deux cadres sur trois (68%) affirment être prêts à déménager pour vivre au vert, le phénomène mérite d’être étudié. C’est logiquement ce qu’a fait Cadremploi en partenariat avec Le Figaro. Ce public à fort pouvoir d’achat, fortement représenté dans les centres-villes des grandes métropoles où se concentre l’emploi des cadres, n’est généralement pas le premier à appeler à l’exode lorsque les prix de l’immobilier augmentent. Mais avec la crise sanitaire et l’irruption du télétravail à grande échelle, même ces actifs sont prêts à regarder ailleurs pour soigner leur équilibre vie professionnelle/vie personnelle. Ailleurs, mais où ?

Un podium tourné vers l’Ouest

Alors que neuf cadres sur dix sondés par Cadremploi seraient enclins à s’éloigner de leur lieu de travail pour faire l’achat d’un logement plus grand si leur employeur les y autorisait, les villes moyennes recueillent la majorité de leurs suffrages. Angoulême se place en tête de ce palmarès, devant Poitiers et Quimper. Un classement très marqué à l’ouest, dans le sillage du succès de métropoles comme Rennes (6e), Nantes, Bordeaux et Toulouse lors de la précédente décennie. Ces trois agglomérations de taille moyenne réunissent un bassin d’emploi dynamique, un marché immobilier abordable et des infrastructures rassurantes pour les familles. En clair, elles cochent toutes les cases là où d’autres métropoles habituellement bien placées comme Montpellier souffrent d’une faiblesse, un taux de chômage élevé dans le cas de la préfecture héraultaise.

Des villes où l’immobilier est moins cher

Aucune ville figurant dans le top 20 ne se situe sur les bords de la Méditerranée, une seule en Auvergne-Rhône-Alpes (Valence, 16e). Rien également en Normandie et en Bourgogne-Franche-Comté, des régions pourtant limitrophes de l’Île-de-France. L’effet TGV joue en faveur d’Arras (4e), du Mans (7e) voire de Nancy (8e) et d’Orléans (13e). Mais l’argument massue en faveur des villes moyennes citées dans ce palmarès, c’est le prix de l’immobilier. Hormis Tours (5e) où il dépasse les 2 000€/m², il se situe le plus souvent autour de 1 500€/m² pour une maison ancienne ! Cette étude Cadremploi apporte une preuve supplémentaire que l’investissement immobilier ne doit plus être perçu comme la chasse gardée des métropoles… Et le dispositif Denormandie permettant de défiscaliser la quasi-totalité des travaux de rénovation dans l’acquisition d’un bien ancien dans plus de 200 villes moyennes est une incitation à se pencher sur le destin de ces territoires mis en lumière par le confinement !

26 Juil 2020

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