L’effet de la loi Hamon sur l’assurance de prêt ?

Depuis le 26 juillet 2014, la résiliation dans l’année de son assurance de prêt souscrite dans le cadre d’un crédit immobilier est possible. Selon Joël Farré, directeur général du spécialiste de l’assurance emprunteur MetLife France, la mesure n’a à ce jour pas eu beaucoup d’effet.

Ceci dit, lorsque l’on prend en compte que d’une part, cette mesure concerne uniquement les nouveaux crédits et pas les autres, que d’autre part, août et septembre ne sont pas vraiment des mois très dynamiques en matière de transactions immobilières, ce n’est pas très étonnant.

Toutefois, Joël Farré observe des éléments de marché favorables.
« Les taux de crédit n’ont pas atteint un niveau aussi bas depuis 1940. Les tarifs des assurances emprunteurs qui ne dépendent pas des taux d’intérêt n’ont, eux, pas changé.

Du coup, leur poids dans le coût total de l’emprunt est aujourd’hui plus important. Cela pousse les emprunteurs à s’y intéresser et à en négocier davantage le prix. »

Tous les emprunteurs qui ont donc contracté un prêt depuis le 26 juillet ont donc tout intérêt à essayer de changer d’assurance emprunteur au profit d’une moins chère.

Pour Joël Farré, DG du spécialiste de l’assurance emprunteur MetLife France
« 25% des acquéreurs immobiliers français passent par un courtier, contre 75% au Royaume-Uni ». Or, c’est généralement le courtier qui aborde la question de la délégation d’assurance.

Aujourd’hui, peu d’emprunteurs savent qu’ils peuvent contracter une autre assurance emprunteur que celle proposée par leur banque. Il convient aussi de souligner que les contrats individuels sont surtout attractifs pour les moins de 42 ans, soit 40% des acquéreurs dans le cadre des délégations. Ceux qui sont plus âgés, ont en fait intérêt à souscrire le contrat collectif de leur banque.

Même si les consommateurs vont être de mieux en mieux informés, l’assurance emprunteur est une assurance très technique, complexe. Ce n’est ni une assurance auto, ni une assurance habitation, le consommateur n’est pas habitué à faire jouer la concurrence pour cette typologie d’assurance.

Toujours selon Joël Farré « Donc, même si la loi Hamon va dans le bon sens, la délégation qui représente aujourd’hui 12% à 14% du marché de l’assurance emprunteur ne devrait pas, à mon avis, dépasser plus de 25% de parts de marché en France. »

Source : http://www.toutsurlescredits.com

29 Sep 2014

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