En 20 ans, quelle a été la tendance des prix de l’immobilier ?

Taux de crédit immobilier historiquement très bas, élargissement des conditions d’octroi du Prêt à Taux Zéro et succès de la loi Pinel pour les investisseurs dans le neuf, autant d’éléments qui ont expliqué le dynamisme du marché immobilier en 2016 (+6% des ventes de logements anciens). D’après l’indice Notaires-Insee, sur l’ensemble du territoire, les prix des logements anciens ont augmenté modérément de 1,5% entre 2015 et 2016.

Mais, sur une période de 20 ans, quelle est la véritable hausse des prix ? Pour la première fois, les notaires viennent de publier une enquête de fond sur l’évolution des prix immobiliers enregistrés entre 1997 et 2016 pour les maisons et appartements anciens dans les principales grandes villes françaises de province.

Globalement, sur la période 1997-2016, les prix suivent la même tendance sur les marchés du collectif et de l’individuel dans les 17 métropoles régionales faisant partie de l’étude. Pour les appartements anciens, c’est à Bordeaux (+248%), Lyon (+203%) et Toulouse (+198%) que les prix ont le plus augmenté. On trouve, en queue de peloton, les villes de Brest (+92%), Dijon (+88%) et Orléans (+86%). Pour les maisons anciennes, le classement reste absolument identique : ce sont les mêmes villes qui occupent la première place (Bordeaux avec une hausse de 215%) et la dernière (Orléans, +87%) du classement.

Cinq grandes phases identifiées entre 1997 et 2016

Globalement, si on prend le marché immobilier des 17 plus grandes métropoles de province confondues, les prix des appartements et des maisons suivent la même tendance depuis 20 ans. Et on peut distinguer 5 grandes phases d’évolution :
–       1997-2005 : hausse des prix, phase d’accélération jusqu’au pic atteint en 2005 à +18 % sur les appartements anciens.
–       2006-07 : hausse des prix, phase de décélération.
–       2008-09 : crise des subprimes, avec des prix qui diminuent jusqu’à 8 % pour les maisons, 7 % pour les appartements.
–       2010-11 : reprise de la hausse des prix, autour de 5 %.
–       2012-15 : légère baisse des prix.
–       2016 : les prix sont stables sur le collectif et en légère hausse sur l’individuel. 
(Source : Notaires de France, base de données Perval).

Mention spéciale pour Bordeaux

En vingt ans, la métropole de Bordeaux a effectué une époustouflante remontée de 12 places, passant de la 14ème à 2ème position dans la catégorie des villes les plus chères pour les appartements anciens, tout en réalisant un score également remarquable pour les maisons avec un gain de 9 places (de la 12ème à la 3ème position).

«C’est la seule métropole qui a vu ses prix tripler sur les deux marchés en 20 ans», font remarquer les notaires. Autrefois réputée pour être une belle endormie, la préfecture de Gironde profite désormais à plein de l’effet d’aubaine généré par la construction d’une ligne TGV qui réduit le temps de déplacement entre Bordeaux et Paris (2h05 contre 3h14 jusque-là). Un pareil effet a été mesuré pour Rennes dans une moindre mesure cependant, puisque le prix des maisons anciennes n’a progressé que de 83% entre 1997 et 2016.

 
Les métropoles de province les plus chères aujourd’hui 
–       Appartements :
1 : Nice Côte d’Azur,
2 : Bordeaux,
3 : Lyon,
4 : Nantes,
5 : Montpellier Méditerranée,
6 : Rennes,
7 : Strasbourg,
8 : Lille,
9 : Aix-Marseille-Provence,
10 : Tours,
11 : Grenoble-Alpes,
12 : Rouen Normandie,
13 : Orléans,
14 : Dijon,
15 : Brest,
16 : Toulouse,
17 : Grand Nancy

–       Maisons anciennes :
1 : Nice Côte d’Azur,
2 : Montpellier Méditerranée,
3 : Bordeaux,
4 : Aix-Marseille-Provence,
5 : Lyon,
6 : Nantes,
7 : Grenoble-Alpes,
8 : Toulouse, 
9 : Lille,
10 : Strasbourg,
11 : Dijon,
12 : Tours,
13 : Orléans,
14 : Rennes,
15 : Rouen Normandie,
16 : Grand Nancy,
17 : Brest
 

2 Mar 2018

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