Les taux remontent ? Vite, une clause de transfert de prêt !

Un petit conseil aux futurs acquéreurs : au moment de sélectionner votre contrat de crédit, pensez à y intégrer une clause de transférabilité de prêt.

Peu connue du grand public et faiblement utilisée en raison de la baisse continue des taux d’intérêts mois après mois, cette option peut se révéler extrêmement avantageuse pour l’emprunteur en cas de remontée des taux. Notamment pour les acheteurs qui anticipent déjà une revente pour s’agrandir à moyen terme.

 

Explications. Lorsqu’un propriétaire revend un bien pour en acquérir un autre, deux solutions s’offrent à lui. La solution la plus courante et la plus intuitive est de rembourser son prêt initial avec le montant de la revente, puis de souscrire un autre contrat de prêt pour financer le nouveau bien, en général plus grand et donc plus cher. L’inconvénient de cette formule réside dans le fait de devoir s’acquitter au passage de frais non négligeables (indemnités de remboursement anticipé, nouvelle garantie, nouvelle assurance…).

Transférer son crédit lors de la revente

La deuxième solution consiste à conserver son crédit en cours et donc le taux très intéressant qui y est associé puis de transférer le tout sur la nouvelle acquisition. Parce qu’elle va conserver les conditions financières avantageuses du prêt initial, cette clause est particulièrement adaptée dans une situation de remontée des taux. Selon Le Figaro immobilier, un couple ayant emprunté 200.000 euros sur 20 ans, à 1,5%, en 2017, pour s’acheter un logement. Sept ans plus tard (durée moyenne d’un crédit), il désire en acquérir un plus grand. Avec la clause de transférabilité, le couple peut espérer entre 10.000 et 35.000 euros d’économies sur son crédit.

Mais ce n’est pas tout. Outre la possibilité de conserver un taux très bas, l’emprunteur va continuer à bénéficier de l’assurance souscrite lorsqu’il était plus jeune (et qui sera donc moins chère). Il pourra également transférer la garantie si c’est une caution pour éviter des frais de main levée.

Pour l’emprunteur, autant de poste d’économies supplémentaires. Pour les banques qui proposent cette clause, il s’agit de mettre en avant un avantage concurrentiel de poids. C’est un moyen pour elles de conserver son client, si elles le souhaitent.

Clause sous conditions

Il existe néanmoins quelques conditions préalables à remplir pour que le transfert puisse être mis en place. Le délai entre la vente du bien immobilier et l’achat d’un autre logement doit être inférieur à six mois. Le nouvel achat immobilier doit avoir le même usage (ex : revente de sa résidence principale initiale et achat d’une nouvelle résidence principale). La valeur du nouveau bien doit être supérieure au capital restant dû à transférer. Et enfin, il ne doit pas y avoir eu d’incidents de paiement sur le prêt initial.

A savoir : des frais liés à la rédaction d’un avenant pour modifier l’objet du prêt peuvent être demandés. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter un spécialiste du prêt immobilier comme, par exemple, le réseau d’agences de courtier acecredit.fr.

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