Copropriété : hausse des tarifs des syndics depuis 2 ans

Acheter son propre appartement est un projet que beaucoup de futurs propriétaires vont mener à bien après avoir déterminé la juste étude réalisée par l’association des responsables de copropriétés (ARC) et l’UFC-Que Choisir, les tarifs des syndics se sont envolés depuis leur précédente étude en 2014.

Gestion plus chère

Les syndics doivent inclure maintenant dans leur forfait un certain nombre de services obligatoires. L’objectif était de réduire le nombre de prestations hors forfait chèrement facturées aux propriétaires.
Mais l’UFC-Que Choisir et l’Arc estiment que les syndics ne respectent pas l’esprit de la loi et leur constat est sans appel : «les syndics ne proposent toujours pas un forfait adapté à la réalité des besoins de la copropriété et privilégient la surfacturation au titre des prestations particulières».
 
Les deux associations ont passé au crible les services et les tarifs de cinq des principaux syndics, qui se partagent environ 70% du marché. Verdict: certains d’entre eux ont profité de l’instauration du «contrat-type», censé endiguer l’inflation des prix, pour augmenter au contraire très fortement leurs tarifs, jusqu’à 37,7%. Quant à ceux qui n’affichent que des hausses limitées (+1,7% chez Foncia par exemple)… leur modération n’est qu’apparente. «Soit le nombre des prestations du forfait a baissé, soit le prix des prestations hors forfait explose», déplorent les deux associations.

Avec moins de prestations

Chez les uns, ce sont les horaires ouvrables par exemple qui ont diminué, chez d’autres le nombre de visites réalisées chaque année dans la copropriété a été réduit. Parmi les services facturés en dehors du forfait figure par exemple l’immatriculation de la copropriété, obligatoire dans les plus grosses depuis quelques mois. Alors que l’agence nationale de l’habitat estime que cette tâche ne devrait pas prendre pas plus d’une demi-heure, elle est facturée jusqu’à 330 euros aux copropriétaires. Autre exemple : les horaires de tenue de l’assemblée générale, le plus souvent trop étroits et en dehors des heures ouvrables indiquées dans le forfait, aboutissent à d’importants dépassements. Futurs (co) propriétaires, dans le neuf ou l’ancien, soyez vigilants.

30 Mai 2017

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